Les archives militaires sont administrées par le Service Historique de la Défense (SHD) sous la tutelle du Secrétariat Général pour l’Administration (SGA), créé par le décret 2005-36 du 17 janvier 2005. Ce service emploie 469 personnes : 356 civils et 113 militaires. Il rassemble toutes les données militaires détenues jusque-là par différents services, les conserve et s'emploie à leur diffusion.
Les archives militaires : une bibliothèque de près d’un million de volumes
Comme toutes les bibliothèques, la vocation de celle du SDH est de collecter, préserver et mettre à disposition du public les données de sa spécialité. La bibliothèque du SHD est spécialisée en histoire militaire et en histoire de la défense. Elle abrite plus de 900000 livres et périodiques, ainsi que quelques milliers de manuscrits.
La bibliothèque, c’est aussi plus de 300km d’archives remontant au XVIIe siècle et comprenant outre les dossiers personnels (carrière, faits de guerre, décorations de chaque militaire) 18 millions de photographies et plus de 50000 cartes et plans.
Les agents employés par la bibliothèque s’emploient actuellement à informatiser les données qu’ils détiennent tout en les réunissant dans un catalogue unique.
Les archives militaires pour l’enseignement militaire et la recherche historique
En plus de l’organisation de conférences, de colloques et d’échanges avec leurs homologues étrangers, les agents du SDH vont enseigner la stratégie militaire dans les écoles militaires.
Par ailleurs, de nombreux chercheurs en histoire viennent se procurer les données qui leur sont nécessaires et ne concernent pas toujours directement l’armée.
Si certains travaillent sur les chants militaires ou les décorations, d’autres viennent pour compléter leur connaissance d’une époque : histoire coloniale, relations internationales, ou état des services de renseignement lors d’un épisode historique.
Enfin, des particuliers passionnés de recherches généalogiques peuvent y trouver la piste d’un ancêtre grâce à la trace de ses faits d’armes.
Les archives militaires : un répertoire des symboles
C'est le SDH qui est chargé d'homologuer les nouveaux insignes créés par les régiments. En effet, la création d'un nouvel insigne doit respecter les règles héraldiques et être compatible avec l'historique et la vocation du régiment qui soumet le projet.
Le SDH conserve également des collections d'insignes, de fanions, d'uniformes et autres objets militaires comme les tapes de bouche (espèce de gros bouchon de bronze servant à obturer la bouche des canons et frappé aux armes du bateau auquel les canons appartiennent).
Ces symboles, y compris ceux des régiments dissous, sont répertoriés dans un recueil général des insignes.
Le SDH travaille à la spécialisation de chacun de ses 10 sites : Vincennes, Châtellerault, Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort, Toulon, Caen, Le Blanc et Fontainebleau.
