La culture, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale. Voici donc un blog pour pouvoir en étaler un peu plus. ;D
Les traces que nous avons conservées de l’Antiquité grecque ont permis d’identifier deux traditions médicale. La plus ancienne relève de la foi en la volonté des dieux qui ont pouvoir de donner les maladies aux mortels et de les leur ôter. Cette tradition a continué alors qu’émergeait un courant qu’on peut qualifier de scientifique représenté par l’école de Cos et son fondateur Hippocrate.
La population grecque dotait certains dieux de sa mythologie de pouvoirs thérapeutiques. Appolon, par exemple, éloignait tous les maux et Panacée les guérissait. Alexicacos était le médecin des dieux. Artémis préservait les femmes et les enfants des maladies. La mythologie grecque possédait cependant son dieu de la médecine : Asclepios, fils d’Apollon. Il avait été éduqué par le centaure Chiron, fils de Cronos, fondateur suprême de la médecine, ou plutôt de la chirurgie mythologique grecque.
De nombreux sanctuaires étaient dédiés au dieu Asclépios, le plus célèbre étant Épidaure. Les malades s’y rendaient comme on se rend encore aujourd’hui en pèlerinage. Ils étaient accueilli dans un premier local où ils se purifiaient pour entrer dans le sanctuaire en s’abstenant de vin et de nourritures précises réputées impures. Puis, admis dans le sanctuaire, les patients étaient soumis pendant plusieurs jours à un régime diététique sévère après quoi ils étaient autorisés à écouter les prédications des prêtres (qui se résumaient le plus souvent à l’énumération des guérisons survenues sur les lieux). Venait enfin l’incubation : ils attendaient le songe curatif en dormant au pied de la statue du dieu une ou plusieurs nuits.
Parallèlement à la médecine religieuse, des écoles de médecine se sont développées pendant l’Antiquité grecque. La plus réputée est celle de Cos avec à sa tête Hippocrate (~ 460 - ~ 377 av. J.-C.). Fils d’Héracléidès, prêtre d’Asclépios, il se démarque de la médecine religieuse par sa recherche systématique des causes concrètes des maladies. Même si son observation était parfois défectueuse, sa recherche des causes trop soucieuse d’une juste arithmétique et ses explications imaginatives, il a le mérite d’avoir introduit la rationalité dans la pratique médicale. Il a rassemblé de très nombreux disciples et diffusé son enseignement jusqu’au-delà du monde grec si bien que le Moyen Âge l’a considéré comme le père de la médecine.
La médecine a pu progresser pendant l’Antiquité grecque grâce à la mentalité analytique et pragmatique du peuple grec qui avait organisé sa civilisation de façon rationnelle. Sa religion était plus un mythe poétique qu’une organisation sacerdotale influente. De la sorte, philosophie, sciences et médecine pouvaient se développer librement.