La culture, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale. Voici donc un blog pour pouvoir en étaler un peu plus. ;D
Le Moyen Âge européen est une période dont le début a arbitrairement été fixé à la chute de l’empire romain d’occident (476) et la fin à la chute de l’empire romain d’orient (1453). Cette période elle-même se subdivise en Haut Moyen Âge (476 - 900) et Moyen Âge proprement dit (900 - 1453).
L’établissement du pouvoir temporel du pape avec la naissance des états pontificaux (726) et la création du Saint Empire romain germanique par l’entremise du couronnement de Charlemagne en 800 distinguent le Haut Moyen Âge. Celui-ci prend fin avec l’anarchie qui fit suite à l’extinction de la dynastie carolingienne. En effet, à la mort Charles le Gros en 888, les comtes (anciens compagnons de l’empereur - comitatus = ayant accompagné), ducs (chefs de guerre - de ducere = conduire) et marquis (défenseurs des frontières - les marches) prirent de plus en plus d’indépendance et d’ascendant sur les populations.
C’est la naissance de la féodalité qui, du xe au xive siècle, sera caractérisée par les rivalités entre les seigneurshéréditaires et la contestation, par certains d’entre eux, de l’autorité de l’empereur.
Avec le temps, les féodaux seront progressivement supplantés par les marchands constitués en communes, mais sans que les dissensions cessent pour autant. C’est d’ailleurs pendant cette période que trouve ses origines le conflit qui divisa pendant des siècles les habitants de la péninsule italienne : la rivalité entre Guelfes et Gibelins.
Des tensions naissent entre le Saint-Siège, avec l’avènement du pape Grégoire VII (1073 - 1085), et le successeur de Charlemagne, l’empereur Henri IV (1056 - 1106) à cause des ingérences de l’Empire dans les affaires ecclésiastiques. Henri V (1106 - 1125) seulement renoncera en 1122 à conférer une investiture aux dignitaires ecclésiastiques.
Aussitôt après cet épisode éclate un conflit de succession à la couronne impériale qui dure trente ans et divise les partisans des Hohenstaufen de Souabe appelés Gibelins du nom du château de Weiblingen, et ceux de la maison de Welf de Bavière (famille de la mère de Charles le Chauve) : les Guelfes. Le pape soutenait les Guelfes et le conflit pris l’allure de lutte entre partisans de la suprématie de l’Empereur et partisans du Pape.
C’est finalement un Souabe, donc un Gibelin : Frédéric Ier Barberousse (1152 - 1190) qui est élu.
Le conflit perdure après cette première élection
Mais les luttes entre Guelfes et Gibelins n’étaient pas pour autant terminées et couvaient, prêtes à se ranimer à chaque occasion. En 1248, les Gibelins qui soutenaient Frédéric II (1212 - 1250) l’emportent. En 1251, deux ans après la mort de Frédéric II, c’est au tour des Guelfes de vaincre. En 1260, après la victoire de Montaperti, les Gibelins triomphent à nouveau. En 1266, après la déconfiture à Bénévent et la mort du roi de Sicile Manfred (1258 - 1268), fils illégitime de Frédéric II, les Guelfes gagnent définitivement.
Cependant, à Florence; le conflit dure encore jusqu’en 1301, divisant les Guelfes en « blancs » et « noirs » autour de deux familles les Cerchi et les Donati. Le parti Guelfe n’était pas pour autant dissous, prêt à repousser toute crise d’autorité de l’Empereur. Car on ne luttait pas forcément « pour » quelqu’un, mais certainement « contre » un suzerain dont on redoutait qu’il récupère un pouvoir absolu.
Notons qu'à Florence, la Renaissance était bien amorcée au début du xve siècle. Ce « Quatrocento » dans son entier constitue une période à part, véritable « Rinascimento » italie qui se fera sentir dan le reste de l’Europe seulement xvie.