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  • : Culture et confiture
  • : La culture, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale. Voici donc un blog pour pouvoir en étaler un peu plus. ;D
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 06:56


fannesNous n'avons pas, en France, une tradition culinaire qui nous incite à consommer les fanes de carottes, de radis ou de navets. Nous les jetons ou les donnons aux lapins. Au mieux, certains d'entre nous en font de la soupe. Ces fanes sont pourtant parfaitement comestibles et apportent un peu de nouveauté aux menus quotidiens.

Nous mangeons pourtant d'autres feuilles : les épinards, les bettes, le céleri en branches, le persil, l'oseille, les cardons, l'oignon, le cresson... et nos lointains ancêtres en consommaient bien d'autres que nous méprisons aujourd'hui.

Comment cuisiner les fanes de carottes, de radis ou de navets ?

Le potage est la préparation la plus connue pour ces légumes inhabituels, mais ils se prêtent à bien d'autres emplois :

En salade, mélangées à d'autres feuilles au goût moins prononcé comme la laitue ou la mâche ;

En poêlées, seules ou avec d'autres légumes ;

En gratin, dans une sauce béchamel ;

En omelette, comme on fait pour l'oseille ou les poireaux de vigne ;

En quiche, comme on fait pour l'oignon, les poireaux, les épinards ;

En cake, comme on en fait aux olives ;

Tout simplement en assaisonnement, ciselées et saupoudrées dans un sauté, un ragoût, une poêlée...

Essayez !

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 14:10

Le compte rendu témoigne tandis que le procès verbal atteste. Quant au rapport, il décrit, analyse les faits objectivement pour proposer des améliorations.

Les écrits de l’entreprise ont une fonction opérationnelle ; ils ne sont pas faits pour embêter le rédacteur et remplir les archives. La différence entre ces documents ne réside pas dans leur longueur, ni dans la qualification de celui qui les rédige, pas plus que dans le sujet traité. C’est essentiellement leur objectif : témoigner, attester et étudier qui fait leur différence et influe sur la manière de les rédiger.

Que ces documents soient aujourd'hui envoyés par mail (courriel) ne change rien à leur fonction. En ce cas ils sont de préférence mis en pièces jointes plutôt que rédigé directement dans l'emplacement du texte électronique.

Le compte rendu témoigne de façon neutre

Qu’il s’agisse d’un compte rendu d’accident, de réunion, de visite, etc., un compte rendu est un document qui doit servir aux personnes qui n’ont pas été présentes. Elles doivent pouvoir faire leur travail sur la base de ce témoignage : ordonner pour la hiérarchie, réaliser pour l’équipe technique, fournir ou administrer pour les autres services.

Plus le compte rendu est destiné à être opérationnel, plus sa forme est dépouillée jusqu’à devenir un tableau mettant en regard :

 

  • thème à l’ordre du jour,
  • préoccupations soulevés,
  • décision prise.

Il est cependant encore nécessaire de rédiger des comptes rendus plus denses que l’on appelle synthétiques (regroupant les informations par thèmes en les reformulant) ou sténographiques (racontant les faits dans leur intégralité et de manière chronologique). La densité du compte rendu est, en fait, inversement proportionnelle à la confiance qu’on met dans les parties prenantes. On retranscrit leurs paroles mot à mot, même si ce n’est pas du français correct, lorsqu’on les sait capables de venir contester le contenu du compte rendu.

 

Le procès verbal atteste les faits par la signature de toutes les parties prenantes

C’est donc pour des raisons de confiance que le procès verbal prend le plus souvent la forme sténographique. Il peut cependant revêtir les mêmes formes que le compte rendu car, pour devenir un procès verbal, il suffit qu’un compte rendu soit muni des signatures de toutes les parties prenantes : tous les participants à une réunion, tous les acteurs d’un accident, tous les présents à une audition, etc.

Le rapport analyse une situation et propose des solutions en toute objectivité

Le rapport peut être bref et se réduire à une simple lettre s’il porte sur un événement simple. Il peut être inversement un épais document relié qui nécessite un sommaire, des illustrations et des annexes. Mais, quelle que soit sa longueur, un rapport se construit en trois parties :

 

  1. La description des faits.
  2. L’analyse de ces faits à travers la réglementation, des critères techniques, de nouveaux procédés ou la découverte de nouveaux matériaux.
  3. Des propositions visant à améliorer la situation initialement décrite, qu’il s’agisse de fabrication, qu’il s’agisse de sécurité, qu’il s’agisse de répondre à la sollicitation d’un membre du personnel. En l’occurrence, puisque le rédacteur s’implique en donnant un avis, le rapport n’est pas un écrit neutre. Cet avis reposant cependant sur une analyse et non pas sur un caprice du rédacteur, le rapport reste un document objectif.

Ces trois parties sont coiffées d’une introduction les annonçant. Cette annonce est précédée de l’objet de l’étude et des raisons qui ont conduit à la réaliser.

 

Les écrits professionnels se rédigent en style impersonnel

Pour aider à la neutralité et à l’objectivité de ces écrits, on emploie le style impersonnel, c’est-à-dire que la première personne du singulier n’est jamais utilisée. Le style impersonnel est un mélange de voix passive («les choses agissent» plutôt que «j’ai vu agir les choses») et de style indirect («l’action a été constatée» plutôt que «j’ai constaté l’action»). Cela dit aucun mot n’est obligatoire ou interdit. Il faut employer les mots les plus précis possibles en pensant qu’il faut aussi être compris par des collègues qui ne sont pas spécialistes.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 09:14

2979032807_d97716e9c4.jpgLe jeu, la vente, la participation à des opérations publicitaires ou à des études de marché font partie des moyens de gagner de l'argent que facilite Internet. Mais attention, l'arnaque n'est souvent pas loin !

Tenter sa chance

Pour gagner de l'argent en quantité et rapidement, sans faire grand-chose, il n'existe que le loto. Gagner au loto, à un jeu ou à une autre loterie, n'exige effectivement qu'un minimum d'action et de fatigue. Cependant, si l'on considère le nombre de fois précédentes où le gagnant actuel n'a pas gagné, on peut déduire que cette activité nécessite un investissement financier important. En effet, aux jeux de hasard, les perdants sont beaucoup plus nombreux que les gagnants, même si 100 % d'entre-eux ont tenté leur chance comme le dit si bien la pub.

Vendre ses biens de valeur

Un moyen plus sûr consiste en la vente de ses biens. Cela procure une rentrée immédiate, et pour peu qu'on ait des biens coûteux et à la mode, la vente se fait rapidement et à un bon prix. Vendez votre logement, votre voiture, vos bijoux, vous gagnerez rapidement pas mal d'argent. Il faut cependant se rendre à l'évidence qu'une fois le bien vendu, on ne l'a plus. La vente n'est en effet que la transformation d'un objet en monnaie. Elle ne peut se faire qu'une fois. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

Vendre des objets

Il est possible aussi de vendre des objets de moindre valeur qui ne manqueront pas. On trouve dans toutes les villes des boutiques de dépôt vente ou de seconde main. Sur la toile, des sites se sont créés, dont les plus connus sont eBay et PriceMinister. Sur Amazon, également, il est possible de revendre ses livres et ses jeux vidéo, mais attention, il faut qu'ils soient en excellent état. De plus, l'inscription à certains de ces sites n'est pas gratuite et il faut consacrer du temps à cette activité : créer ses annonces, surveiller les contacts, informer les acheteurs, faire les expéditions... C'est un vrai petit commerce !

On trouve aussi des boutiques plus ou moins fiables de rachat de débris de métaux précieux tant dans nos rues que sur la toile. Mais on est en droit de se demander si elles ne font pas partie des causes de multiplication du vol de bijoux à l'arrachée.

Répondre à des enquêtes en ligne

Des sites proposent aux internautes de répondre à des sondages. Un formulaire entièrement complété rapporte des points. Les points cumulés sont transformables en cadeaux ou en versements sur un compte Paypal. À savoir que, là aussi, il faut avoir répondu à de nombreux sondages pour avoir suffisamment de points pour procéder à l'échange. Par ailleurs, chaque sondage commence par un questionnaire de profil et que seuls ceux qui ont le profil recherché on le droit d'aller jusqu'au bout du formulaire. On peut espérer se faire environ 20 € en un trimestre avec cette activité.

Certains de ces sites proposent parallèlement de participer à des forums de discussion en ligne sur le thème étudié par les sondeurs. Des animateurs font préciser les avis dont ils tirent les réponses nécessaires à rédiger leur rapport pour leur client. Il est possible de gagner 30 € en un mois à condition de correspondre au profil recherché. Mais attention, ces gains "énormes" ne sont pas réguliers !

Écrire ou traduire des textes

Nombreux sont ceux qui envoient leurs manuscrit chez des éditeurs. Très rares sont ceux qui sont publiés. Sur le Net, l'écriture rapporte un peu plus que les enquêtes à ceux qui maîtrisent la langue et qui ont été retenus par une plateforme de rédacteurs. Il s'agit de sites où des webmestres ou des blogueurs commandent des textes en précisant tout ce qu'ils souhaitent voir écrit. Les rédacteurs agréés par ces sites rédigent et sont payés entre 0,01 centime et 0,10 centimes le mot, selon leur niveau, leur fiabilité et les tarifs de la plateforme.

Le nombre de ces "fermes de contenu" s'est réduit depuis que le système de recherche Google privilégie la qualité des informations apportées par le texte par rapport au nombre de mots clés qu'il contient. Les exigences de ceux qui se sont maintenus ont, en conséquence, augmentées et il n'est pas facile de se faire agréer. On peut néanmoins se réjouir de voir les moteurs de recherche "remonter" des articles de meilleure qualité informative et rédactionnelle.

Arnaquer ou se faire arnaquer

Se faire arnaquer, c'est bel et bien ce qui se passe sur certains sites qui proposent les activités citées ci-dessus qui peuvent ne jamais vous payer la prestation que vous avez fournie comme celui-ci. Mais ce peut être aussi :

- Vous proposer contre un droit d'entrée, d'être l'intermédiaire de ventes qui ne se feront jamais.

- Vous demander des droits d'inscription pour rejoindre une équipe d'enquêteurs et vous aiguiller sur des sites d'enquêtes où il est possible de s'inscrire directement et gratuitement.

- Vous demander de payer une somme contre des conseils imparables... qui consistent à vous inviter à faire de même à votre tour.

- Vous demander d'investir une somme plus ou moins importante dans un projet qui ne verra jamais le jour.

- Vous demander d'envoyer contre rémunération une vidéo ou un texte compromettants (concernant votre travail ou votre vie privée) puis vous faire chanter en menaçant de le publier.

Ne payez jamais pour travailler !

Quoi qu'il en soit, ne payez jamais pour travailler, c'est mauvais signe et dites-vous qu'il n'est pas possible de gagner beaucoup d'argent rapidement, à moins d'un coup de chance.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:14

3001543858_987be36540.jpgLes traces que nous avons conservées de l’Antiquité grecque ont permis d’identifier deux traditions médicale. La plus ancienne relève de la foi en la volonté des dieux qui ont pouvoir de donner les maladies aux mortels et de les leur ôter. Cette tradition a continué alors qu’émergeait un courant qu’on peut qualifier de scientifique représenté par l’école de Cos et son fondateur Hippocrate.

 

La mythologie thérapeutique

 

La population grecque dotait certains dieux de sa mythologie de pouvoirs thérapeutiques. Appolon, par exemple, éloignait tous les maux et Panacée les guérissait. Alexicacos était le médecin des dieux. Artémis préservait les femmes et les enfants des maladies. La mythologie grecque possédait cependant son dieu de la médecine : Asclepios, fils d’Apollon. Il avait été éduqué par le centaure Chiron, fils de Cronos, fondateur suprême de la médecine, ou plutôt de la chirurgie mythologique grecque.

 

De nombreux sanctuaires étaient dédiés au dieu Asclépios, le plus célèbre étant Épidaure. Les malades s’y rendaient comme on se rend encore aujourd’hui en pèlerinage. Ils étaient accueilli dans un premier local où ils se purifiaient pour entrer dans le sanctuaire en s’abstenant de vin et de nourritures précises réputées impures. Puis, admis dans le sanctuaire, les patients étaient soumis pendant plusieurs jours à un régime diététique sévère après quoi ils étaient autorisés à écouter les prédications des prêtres (qui se résumaient le plus souvent à l’énumération des guérisons survenues sur les lieux). Venait enfin l’incubation : ils attendaient le songe curatif en dormant au pied de la statue du dieu une ou plusieurs nuits.

 

La médecine hippocratique

 

Parallèlement à la médecine religieuse, des écoles de médecine se sont développées pendant l’Antiquité grecque. La plus réputée est celle de Cos avec à sa tête Hippocrate (~ 460 - ~ 377 av. J.-C.). Fils d’Héracléidès, prêtre d’Asclépios, il se démarque de la médecine religieuse par sa recherche systématique des causes concrètes des maladies. Même si son observation était parfois défectueuse, sa recherche des causes trop soucieuse d’une juste arithmétique et ses explications imaginatives, il a le mérite d’avoir introduit la rationalité dans la pratique médicale. Il a rassemblé de très nombreux disciples et diffusé son enseignement jusqu’au-delà du monde grec si bien que le Moyen Âge l’a considéré comme le père de la médecine.

 

La médecine a pu progresser pendant l’Antiquité grecque grâce à la mentalité analytique et pragmatique du peuple grec qui avait organisé sa civilisation de façon rationnelle. Sa religion était plus un mythe poétique qu’une organisation sacerdotale influente. De la sorte, philosophie, sciences et médecine pouvaient se développer librement.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 08:31

5156273610_974d07fa61.jpgLe Moyen Âge européen est une période dont le début a arbitrairement été fixé à la chute de l’empire romain d’occident  (476) et la fin à la chute de l’empire romain d’orient (1453). Cette période elle-même se subdivise en Haut Moyen Âge (476 - 900) et Moyen Âge proprement dit (900 - 1453). 

Le conflit naît  dans le climat de rivalités féodales

L’établissement du pouvoir temporel du pape avec la naissance des états pontificaux (726) et la création du Saint Empire romain germanique par l’entremise du couronnement de Charlemagne en 800 distinguent le Haut Moyen Âge. Celui-ci prend fin avec l’anarchie qui fit suite à l’extinction de la dynastie carolingienne. En effet, à la mort Charles le Gros en 888, les comtes (anciens compagnons de l’empereur - comitatus = ayant accompagné), ducs (chefs de guerre - de ducere = conduire) et marquis (défenseurs des frontières - les marches) prirent de plus en plus d’indépendance et d’ascendant sur les populations.

C’est la naissance de la féodalité qui, du xe au xive siècle, sera caractérisée par les rivalités entre les seigneurshéréditaires et la contestation, par certains d’entre eux, de l’autorité de l’empereur.

Avec le temps, les féodaux seront progressivement supplantés par les marchands constitués en communes, mais sans que les dissensions cessent pour autant. C’est d’ailleurs pendant cette période que trouve ses origines le conflit qui divisa pendant des siècles les habitants de la péninsule italienne : la rivalité entre Guelfes et Gibelins.

Le conflit de succession à la couronne impériale éclate en 1122

Des tensions naissent entre le Saint-Siège, avec l’avènement du pape Grégoire VII (1073 - 1085), et le successeur de Charlemagne, l’empereur Henri IV (1056 - 1106) à cause des ingérences de l’Empire dans les affaires ecclésiastiques. Henri V (1106 - 1125) seulement renoncera en 1122 à conférer une investiture aux dignitaires ecclésiastiques.

Aussitôt après cet épisode éclate un conflit de succession à la couronne impériale qui dure trente ans et divise les partisans des Hohenstaufen de Souabe appelés Gibelins du nom du château de Weiblingen, et ceux de la maison de Welf de Bavière  (famille de la mère de Charles le Chauve) : les Guelfes. Le pape soutenait les Guelfes et le conflit pris l’allure de lutte entre partisans de la suprématie de l’Empereur et partisans du Pape.

C’est finalement un Souabe, donc un Gibelin : Frédéric Ier Barberousse (1152 - 1190) qui est élu.

Le conflit perdure après cette première élection

Mais les luttes entre Guelfes et Gibelins n’étaient pas pour autant terminées et couvaient, prêtes à se ranimer à chaque occasion.  En 1248, les Gibelins qui soutenaient Frédéric II (1212 - 1250) l’emportent. En 1251, deux ans après la mort de Frédéric II, c’est au tour des Guelfes de vaincre. En 1260, après la victoire de Montaperti, les Gibelins triomphent à nouveau. En 1266, après la déconfiture à Bénévent et la mort du roi de Sicile Manfred (1258 - 1268), fils illégitime de Frédéric II, les Guelfes gagnent définitivement.

Cependant, à Florence; le conflit dure encore jusqu’en 1301, divisant les Guelfes en « blancs » et « noirs » autour de deux familles les Cerchi et les Donati. Le parti Guelfe n’était pas pour autant dissous, prêt à repousser toute crise d’autorité de l’Empereur. Car on ne luttait pas forcément « pour » quelqu’un, mais certainement « contre » un suzerain dont on redoutait qu’il récupère un pouvoir absolu.

Notons qu'à Florence, la Renaissance était bien amorcée au début du xve siècle. Ce « Quatrocento » dans son entier constitue une période à part, véritable « Rinascimento » italie qui se fera sentir dan le reste de l’Europe seulement xvie.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 13:31

L'icône russe est liée à l'orthodoxie historique du pays. C'est une image religieuse, représentant le Christ, la Vierge ou les saints. Après avoir longtemps copié les icônes byzantines, les moines russes ont trouvé leur propre style, dépouillé et riche en couleurs. L'apogée de l'art de l'icône russe est le XVe siècle. A partir du XVIe siècle, les peintres laïcs leur ont fait perdre leur sobriété et leur âme.

L'icône russe : une image pieuse orthodoxe

Dans la religion orthodoxe, l'icône, du grec eikôn, signifiant image, est une représentation du Christ ou des saints. Dans les églises, elles sont exposées sur l'iconostase, une cloison qui sépare le chœur, où officie le prêtre, de la nef où se tiennent les fidèles.

Les icônes russes sont en bois, ornées ou nom d'orfèvrerie, et parfois gravées dans de matières précieuses, comme l'ambre ou l'ivoire. Il existe même de petites icônes de voyage qui se rangent dans un étui, plus ou moins précieux.

En Russie, on les accroche aussi chez les particuliers, dans un coin privilégié de la pièce principale, que l'on décore de linge brodé, et où on laisse brûler une veilleuse.

XIe siècle : apparition de l'icône en Russie

Les plus anciennes icônes connues ont été découvertes sur le mont Sinaï. Elles datent des Ve et VIe siècles.

Toutefois, les icônes ne sont arrivées en Russie qu'à partir du Xe siècle, avec la conversion à l'orthodoxie du prince Vladimir de Kiev et de ses sujets. Dans un premier temps, les peintres russes se sont contentés de reproduire les modèles byzantins. Puis, peu à peu, ils s'en sont détachés. Toutefois, peu de traces restent de cette période, car Kiev a été dévastée lors de l'invasion tatare de 1240.

Néanmoins, du XIIe au XVIe siècle, à Iaroslav, à Vladimir, à Novgorod et à Souzdal, des ateliers se développent. On peut admirer une partie de leur production à la galerie Trétiakov à Moscou. Les icônes de l'école de Novgorod sont les plus originales, de par leur inspiration, puisée dans le quotidien local, leur dépouillement et le contraste de leurs couleurs.

XVe siècle : plénitude de l'art de l'icône en Russie

Constantinople, défaite par les Ottomans en 1453, Moscou devient la plus grande productrice d'icônes. Cette période a été marquée notamment par :

  • Théophane le Grec, connu pour sa Vierge du Don.
  • Andreï Roublev, dont on connaît la Trinité et la Crucifixion.
  • Maître Denis.

Cependant, Moscou est ravagée par une série d'incendies en 1547. Le tsar Ivan réquisitionne tous les peintres profanes de Russie, pour fournir de nouvelles icônes. De la sorte, les œuvres deviennent maniérées, et perdent leur expressivité symbolique, au profit du paramètre décoratif.

1 Midwife Salome (detail of the icon Nativity)1 ( ) | Source Mosco

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:49

Depuis 2005, c'est le Service Historique de la Défense (SHD) qui administre les archives militaires. Elles sont conservées dans une bibliothèque. Elles sont accessibles aux chercheurs et aux particuliers. Les agents du SHD enseignent la stratégie, organisent des rencontres et des colloques. Ils sont également chargés de répertorier et homologuer les insignes militaires.

La bibliothèque du service historique de la Défense

La bibliothèque du SHD collecte, préserve et met des données à disposition du public. Ces données concernent l'histoire militaire et l'histoire de la défense en général. C'est un fonds de 900000 livres et périodiques, voire plus, complété par plusieurs milliers de manuscrits.

Sur les rayons de la bibliothèque du SHD s'alignent environ 300km d’archives des armées, dont certaines remontent au XVIIe siècle. Il s'agit de dossiers personnels (décorations, faits de guerre et carrière de chaque militaire), de photographies (environ 18 millions) et plus de 50000 plans et cartes.

La bibliothèque du SHD est en train de concrétiser le projet de réunir dans un catalogue unique les données qu'elle détient et de les informatiser.

L'enseignement et la recherche historique

%%% Les agents du SDH organisent des colloques, des conférences et des échanges avec les services homologues à l'étranger. Ils sont également enseignants en stratégie militaire dans les établissements scolaires du ministère.

Les archives militaires sont accessibles à tous les chercheurs historiens qui viennent en nombre compléter leur information. Leurs recherches ne portent pas forcément sur l'armée à titre principal.

Il peut s'agir de recherches sur la musique, les chants, les costumes, les armes, le langage ou sur une époque déterminée : colonisation, empire, révolution, etc. Les recherches peuvent encore porter sur un mode de fonctionnement à une époque donnée : renseignements généraux, diplomatie, logistique, génie militaire, etc.

Même les généalogistes amateurs consultent ces archives qui sont détaillées et permettent de comprendre un épisode familial (décès d'un marin à bord, par exemple) et/ou d'ouvrir une nouvelle piste de recherche généalogique.

Le répertoriage et l'homologation des symboles militaires

%%% Le SHD remplit également une tâche d'actualité : le répertoriage dans un catalogue général, et l'homologation des insignes créés encore aujourd'hui par les régiments. Un insigne ne se crée pas au hasard, des règles héraldiques doivent être respectées. De plus, le projet d'insigne ne doit pas trahir la vocation et/ou l'historique de son régiment.

Le SHD est aussi un musée des insignes, uniformes, fanions et autres objets militaires.

Le SDH est réparti sur 10 sites : Brest, Vincennes, Cherbourg, Châtellerault, Toulon, Lorient, Caen, Rochefort, Le Blanc et Fontainebleau, qui bientôt seront spécialisés.

 books

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 13:39

Le copyright est le système de protection de la propriété intellectuelle, en cours aux États-Unis. Il suppose un dépôt de l’œuvre auprès de l'office du copyright à Washington. En France, une œuvre artistique, musicale ou littéraire appartient en exclusivité à son créateur, sans formalité à accomplir, et lui seul a le droit de l'exploiter. Ce droit, inscrit dans la convention de Berne, est reconnu par 159 pays. Cependant, rien n'empêche qui que ce soit de copier un texte ou une image sur le Net.

Le copyright, preuve de la propriété intellectuelle, aux Etats-Unis

Le copyright, aux États-Unis, s'obtient par un dépôt auprès de l'office du copyright à Washington. Cette démarche est indispensable pour faire valoir son droit de propriété intellectuelle, aux yeux de la loi américaine. Cette formalité accomplie permet d'ajouter au nom des œuvres, le symbole ©, suivi de l'année de publication, puis du nom du déposant.

Cette mention ne garantit pas contre la copie, mais permet de justifier sa propriété intellectuelle quand on a à recourir contre un plagiaire.

La propriété intelectuelle est "de droit" dans 159 pays

En France, selon les articles L.111-1 et L.123-1, le droit de propriété intellectuelle existe, dès qu'une œuvre a été créée, et tout au long de la vie de son auteur. Aucune formalité n'est nécessaire.

Après la mort de l'auteur, ses héritiers reçoivent ce droit, pour les 70 ans à venir. Ce délai écoulé, les œuvres appartiennent au domaine public.

Ce droit ne protège pas moins les œuvres que le droit américain, puisque dans les 2 cas, ce n'est pas la copie qui est empêchée, et dans les 2 cas, l'auteur doit faire une démarche en justice, pour obtenir gain de cause.

Ce qui fait défaut dans le droit français, c'est la preuve de l'antériorité de l’œuvre. Toutefois, elle est prouvée par publication. Quand l’œuvre n'est pas publiée, on peut la matérialiser et la déposer auprès d'organismes ou, ce qui est plus économique, se l'envoyer par la poste, dans un paquet qu'on n'ouvrira jamais. Le cachet de la poste fera foi devant une Cour de Justice.

La présence du symbole © ne décourage pas les plagiaires

Il ne faut pas croire que le symbole ©, ou la mention "tout droit réservé", décourage les pirates. Toutefois elle prévient le public que l'auteur ne souhaite pas qu'on emprunte sa création, encore faut-il que création il y ait, une Xième photo de la tour Eiffel, sans originalité, peut difficilement être revendiquée comme une œuvre d'art.

Les protections offertes en ligne sont donc inutiles et les protections informatiques sont facilement craquées par les habiles pirates.

Lorsqu'on découvre une de ses œuvres sur un site, et que le propriétaire du site ne la retire pas, le meilleur recours est réalisé auprès de l'hébergeur qui, pour préserver sa réputation, réitèrera la demande et fermera le site, en cas d'obstination.

Copyright blue&silver | Source | Date 10.08.2007 | Author Item GFDL |

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 11:35

Le film érotique ou film de charme ou encore porno soft, d'abord interdit puis sévèrement contrôlé par la censure, s'est tout doucement imposé dans les salles puis à la télévision. A partir des années 1980, la plupart des chaînes, y compris les chaînes nationales traditionnelles proposent une soirée érotique. Mais Internet offrant du film X à volonté, ces chaînes renoncent à ce genre de diffusion.

Les débuts du film érotique

Le cinéma érotique a existé dès la création du cinématographe. En 1895, William Dickson filme les danses langoureuses de la danseuse Annabelle Moore mais ses films sont aussitôt interdits. La pellicule de sa "Danse serpentine" est même détruite. Les réalisateurs utilisent alors mille subterfuges pour déguiser leurs scènes d'amour : clair de lune et ombres ou métaphores évocatrices. La censure ira même jusqu'à donner la mesure des décolletés. Et il est interdit de montrer le nombril.

Dans les années 1950 la censure se calme avec l'invocation de la liberté d'expression. C'est la grande époque de Brigitte Bardot.

Avec la libération sexuelle, les années 1970 voient le succès de John Derek et de David Hamilton faisant évoluer des nymphes dans un flou suggestif. 1974, en particulier, est l'année de sortie d'Emmanuelle, film érotique qui a attiré près de 9 millions de Français pendant les 10 ans où il a tenu l'affiche.

Le film érotique à la télévision

C'est dans les années 1980 que les films érotiques commencent à passer à la télévision. On assiste d'abord à l'arrivée dans les foyers de la vidéo qui permet une diffusion discrète des films érotiques et des films X. Puis la chaîne Canal+ est autorisée en 1985 à diffuser un film X par mois.

Mais avec son émancipation sur le petit écran, le film érotique qui ne fait presque plus d'entrées en salle. Ce genre se cantonne donc aux productions télévisuelles répondant à un cahier des charges précis. Jusqu'aux années 2000 la plupart des chaînes de télévision diffusent des films érotiques.

Mais après les DVD érotiques, c'est désormais Internet qui va concurrencer la diffusion des films érotiques en rendant le film X (presque) gratuit. Les chaînes suppriment ce genre de diffusion sans audience. Dernière du genre, M6 annule le film érotique du dimanche soir.

capture d'écran film érotique 2

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:38

L'entretien professionnel n'est ni une tâche obligatoire, mais vaine, ni l'effet d'une mode. Il est utile parce qu'il a un objectif : maintenir un niveau d'information constant dans différentes occasions de la vie professionnelle. C'est pourquoi l'entretien se prépare, de part et d'autre, demande une attention soutenue pendant son déroulement, ce qui fait qu'il est obligatoirement suivi d'effet.

L’entretien professionnel n’est pas une tâche, mais un moyen

L’entretien n’est pas une conversation de salon obligatoire qui gaspille du temps de travail. Il ne se subit pas. Ce n’est pas non plus un tribunal où l’un juge l’autre. L’entretien est un moyen de communication réelle.

L’entretien sert à mettre au clair une situation en toute confiance, calmement, posément, en ayant prévenu les perturbations extérieures. Il est indispensable, épisodiquement, dans la vie au travail entre un salarié et son responsable.

Il vient compléter et approfondir les échanges quotidiens, parfois un peu trop rapides ou un peu trop superficiels.

Il ne fait pas double emploi avec ce que nous apprennent les documents papier, car il sert à les préciser, à les expliciter en voyant évoluer concrètement une personne, en la voyant réfléchir et s’exprimer.

C’est le moment privilégié pendant lequel on peut aborder un cas particulier, personnel, qu’on soit celui qui reçoit ou celui qui est reçu.

L’entretien professionnel n’est pas une mode, mais un outil de management

L’entretien n’est pas une mode. Il n’est pas une fin en soi. Il ne doit pas remplacer tous les échanges.

Il ne convient pas, par exemple, à une simple transmission d’informations, mais à un besoin d’éclaircissement de part et d’autre pour des cas aussi divers que :

  • Définir l’adaptation entre un postulant et le poste sollicité.
  • Définir des missions lors d’une prise de fonction.
  • Définir des objectifs de formation.
  • Définir la marge de manœuvre inhérente à une délégation.
  • Faire le point après quelque temps de collaboration.
  • Obtenir le feu vert pour démarrer un projet.
  • Prendre une décision sur un ordre du jour précis.
  • Vendre ou acheter.
  • Réclamer et obtenir des compensations.
  • Résoudre un conflit.
  • Rompre une collaboration.
  • Réprimander ou féliciter.

C’est pourquoi il doit être préparé, de part et d’autre, et suivi d’effet. L’entretien, certes, prend du temps, mais ce n’est pas du temps perdu.

We need to know ..

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